Le lusitanien, ou Puro Sangue Lusitano, est une race de chevaux de selle portugaise. Il mesure autour de 1,55 m pour les juments et 1,60 m pour les étalons. Longtemps rattaché au pure race espagnole (PRE), il a son propre livre généalogique depuis 1967. Agile et courageux face au bétail, il est l’un des chevaux préférés des rejoneadors, les toreros à cheval. En Espagne, le PRE reste toutefois majoritaire dans les cuadras.
Qu’est-ce qu’un cheval lusitanien ?
C’est un cheval ibérique, originaire du Portugal. Son nom vient de la Lusitanie, la province romaine qui couvrait une grande partie du pays actuel. Wikipédia le décrit comme un cheval noble et harmonieux, à la tête au profil convexe et à l’arrière-main puissante.
| Caractéristique | Repère |
|---|---|
| Taille | Environ 1,55 m (juments) et 1,60 m (étalons) |
| Poids | Environ 500 kg |
| Robes | Toutes admises (surtout gris, bai et isabelle) |
| Livre généalogique | Tenu au Portugal depuis 1967 |
Le lusitanien alezan est devenu rare. Wikipédia rapporte une croyance populaire qui prêtait aux alezans un mauvais caractère, ce qui les aurait fait écarter de l’élevage.
Quelle différence entre le lusitanien et le cheval andalou ?
Les deux chevaux ont une souche ibérique commune. Leur séparation est administrative et récente. Selon Wikipédia, elle intervient en 1966 et 1967, quand chaque pays organise son propre registre.
L’APSL, l’association portugaise des éleveurs de Puro Sangue Lusitano, retrace les étapes :
- 1967 : création du livre généalogique du lusitanien par l’association portugaise des éleveurs de races sélectionnées ;
- 1989 : fondation de l’APSL, à qui l’État portugais confie la gestion du stud-book ;
- 1995 : l’APSL est reconnue d’utilité publique.
Le registre est unique pour le monde entier et tenu au Portugal. Le cousin espagnol a sa page chez nous : le cheval andalou, ou PRE.
Pourquoi le lusitanien est-il un cheval de tauromachie ?
Parce qu’il a été sélectionné pour travailler le bétail. L’APSL rappelle ses usages traditionnels, guerriers et agricoles. L’association explique que l’élevage les a ensuite fait évoluer vers le dressage de compétition et l’équitation de travail.
Wikipédia distingue plusieurs lignées d’élevage :
| Lignée | Réputation |
|---|---|
| Veiga | Chevaux plus agiles et recherchés pour la tauromachie |
| Andrade | Chevaux plus grands et plus athlétiques |
| Alter Real | Chevaux élégants appréciés à l’attelage |
Face au taureau, le cheval doit accepter la charge sans paniquer, tourner court et repartir vite. C’est cette agilité que Wikipédia associe à la lignée Veiga.
Tous les rejoneadors montent-ils des lusitaniens ?
Non. Le site espagnol Toros.es est clair : en rejoneo, la race dominante est le pure race espagnol. Les lusitaniens viennent ensuite, puis, dans une moindre mesure, les anglo-arabes.
Le lusitanien tient pourtant une place forte chez certaines figures. Sur son site, le rejoneador Diego Ventura présente sa cuadra par spécialité. Ses chevaux de sortie sont surtout des lusitaniens et des luso-arabes. Ses chevaux de banderilles, dont Nazarí et Lío, sont en majorité des lusitaniens. Plusieurs viennent de grands élevages portugais.
Toros.es cite parmi les figures historiques du rejoneo Antonio Cañero, Ángel Peralta et Álvaro Domecq Romero. Pour la période récente, il retient Pablo Hermoso de Mendoza et Diego Ventura. Le déroulement d’une corrida à cheval est expliqué dans notre article sur le rejón. Au Portugal, la tourada à cheval a ses propres règles : voir la corrida portugaise.
Combien de chevaux faut-il à un rejoneador ?
Beaucoup. Selon Toros.es, chaque rejoneador travaille avec une cuadra de six à douze chevaux. Chacun est spécialisé dans une phase du combat :
- La sortie : un cheval rapide pour recevoir le taureau.
- Les banderilles : un cheval agile, capable de passer au ras des cornes.
- La mise à mort : un cheval courageux pour le rejón final.
La formation est longue. Toros.es décrit un début de dressage vers 3 ans avec des vachettes, une mise à l’épreuve face à des erales vers 5 ans, et une aptitude aux corridas complètes vers 7 ou 8 ans. Un cheval de rejón représente donc des années de travail avant sa première grande arène.
Où voir des lusitaniens en France ?
Dans les corridas de rejón des ferias du Sud, et dans le monde du dressage et des spectacles équestres. Wikipédia indique que la France était en 2014 le troisième pays producteur de lusitaniens au monde. L’Association française du lusitanien y gère la race.
Une rejoneadora française porte aussi la tradition. Née à Nîmes en 1985, Léa Vicens a pris l’alternative dans les arènes de sa ville le 14 septembre 2013, selon Wikipédia. Pour savoir si une corrida de rejón est programmée à la prochaine feria, consultez la fiche de la Feria de Nîmes ou celle des Fêtes de la Madeleine à Mont-de-Marsan.
Questions fréquentes
Lusitanien ou lusitano ?
C’est le même cheval. Lusitano est le nom portugais, lusitanien la forme française.
Le lusitanien convient-il aux cavaliers amateurs ?
Il est apprécié en dressage, en équitation de travail et en loisir, selon Wikipédia. Comme pour toute race, le choix dépend du cheval lui-même et de son dressage.
Quel âge a un cheval de rejón en piste ?
Sur le site de Diego Ventura, les chevaux présentés ont de 4 à 14 ans. Toros.es situe l’aptitude aux corridas complètes vers 7 ou 8 ans.