Une ganaderia landaise est un élevage de vaches de course landaise, qui fournit les bêtes et souvent l’équipe de toreros d’une course. La Fédération française de course landaise (FFCL) en classe quatre en première catégorie : Armagnacaise, DAL, Dargelos et Deyris. D’autres élevages, comme Buros ou Dussau, figurent dans des catégories voisines. Plusieurs de ces maisons remontent aux années 1930 à 1960 et se transmettent de père en fils.
Qu’est-ce qu’une ganaderia en course landaise ?
Le mot vient de l’espagnol ganadería, l’élevage de bétail. En course landaise, il désigne l’éleveur et son troupeau de vaches de course. Le ganadero sélectionne les bêtes, les transporte aux arènes et engage avec elles une cuadrilla d’écarteurs et de sauteurs.
À la différence de la corrida, la vache n’est pas mise à mort. Certaines deviennent célèbres sous leur nom, comme on le verra plus bas. Pour l’animal lui-même, voir notre article sur la vache landaise. Le déroulement d’une course est expliqué dans les règles de la course landaise.
Quelles sont les ganaderias de première catégorie ?
Le site de la FFCL présente les élevages en trois niveaux. La liste consultée en septembre 2026 est la suivante.
| Niveau FFCL | Ganaderias |
|---|---|
| 1re catégorie | Armagnacaise / DAL / Dargelos / Deyris |
| Promotion | DAL-Armagnacaise 2 / Dargelos 2 / Deyris 2 |
| Éleveurs | Bel’Aventure / De Buros |
La fédération cite d’autres élevages sur son site : Aventura et Dussau ; Maynus et La Mecque ; Nogues, Vert Galant et Aiguillon. Les équipes « 2 » portent le nom des grandes maisons de première catégorie.
La course landaise a sa place dans les ferias des Landes, à côté des corridas. Les programmes de la Feria de la Madeleine à Mont-de-Marsan et de la Feria de Dax sont détaillés sur leurs fiches.
Quelle est l’histoire de la ganaderia Dargelos ?
C’est une lignée de quatre familles. Selon Course Landaise Magazine, tout part de Henri Saint-Martin, négociant en tissus à Habas. Il rachète en 1938 le troupeau de Germain Cantegrit, puis en 1941 des bêtes de Fernand Barrère. Il ajoute du sang camarguais.
Son beau-frère Pierre Maigret, instituteur, pense vendre le troupeau puis décide de continuer en 1946. Son fils Jo Maigret reprend l’élevage avec André Descazaux. Au milieu des années 1950, il introduit des vaches espagnoles de l’élevage Escudero.
La lignée produit des vaches restées dans les mémoires. Challengita remporte sept cornes d’or entre 1961 et 1967, d’après le même magazine. Didiera, Joselita, Marabilla et Paquita sont aussi citées.
Jo Maigret meurt le 18 janvier 1973. Descazaux s’associe alors avec Gilbert Dargelos, d’Eauze. Après la mort de Gilbert en 1978 puis de son fils Francis en 1983, Lucette Dargelos dirige la ganaderia jusqu’à son décès en janvier 2005.
D’où vient la ganaderia Deyris ?
D’Amou, en Chalosse. Course Landaise Magazine date sa naissance officielle de 1969. Cette année-là, Paul Deyris organise sa première course nocturne dans les arènes d’Amou, le 1er juin, pendant la fête patronale. Il avait acheté des bêtes auprès d’éleveurs camarguais à partir de 1968.
L’élevage passe de la course seconde à la course formelle en 1971. De 1976 à 1980, deux de ses vaches, Estanite et Claudia, remportent à plusieurs reprises la corne d’or. Paul Deyris transmet la direction à son fils Jean-Louis en 1987. Paul Deyris meurt à 93 ans fin décembre 2018.
Peut-on visiter une ganaderia dans les Landes ?
Oui, au moins une ouvre ses portes au public. La ganaderia de Buros, à Escalans, se présente comme une ferme pédagogique consacrée à la course landaise. Elle est tenue par Jean Barrère. Son site annonce des démonstrations et des initiations, pour les visiteurs individuels, les écoles et les groupes.
Les autres ganaderias sont des exploitations privées. Leur accueil dépend de chaque éleveur. Aucune des sources consultées ne publie de calendrier de visites pour Dargelos ou Deyris.
Le moyen le plus simple de voir les vaches reste la course elle-même. Aux fêtes d’Hagetmau, un concours landais clôt le programme taurin le mardi soir : en 2026, il réunissait cinq ganaderias. Les fêtes de Soustons programment elles aussi des courses landaises début août.
Et les ganaderias Dussau, Labat ou La Paluna ?
Leurs noms reviennent souvent chez les amateurs. Voici ce que disent les sources consultées :
- Dussau figure parmi les élevages cités par la FFCL, hors première catégorie.
- Labat apparaît dans l’histoire des ganaderias publiée par Course Landaise Magazine, sous les noms de Joseph Labat puis Jean-Pierre Labat.
- La Paluna n’apparaît pas dans la liste fédérale consultée. Nous n’avons pas trouvé de source fiable sur son activité actuelle.
Course Landaise Magazine consacre aussi des pages historiques à d’autres familles : Latapy et Lassalle, Jean Dutoya, Pabon, Marcel Linès.
Les ganaderias ont-elles des couleurs ou une devise ?
Les sources consultées ne décrivent pas de devises officielles pour les ganaderias landaises. Le site de la FFCL ne les mentionne pas sur sa page des élevages. Nous préférons ne rien avancer sans document.
Questions fréquentes
Combien y a-t-il de ganaderias de course landaise ?
La FFCL en cite une quinzaine sur son site, dont quatre en première catégorie.
Où se trouvent les ganaderias landaises ?
Surtout en Chalosse et dans l’est des Landes : Deyris à Amou, Buros à Escalans, et une origine de la lignée Dargelos à Habas.