La vache landaise, qu’on appelle la coursière, est la vache qui affronte les écarteurs et les sauteurs pendant une course landaise. Ce n’est pas une race locale. Selon la Fédération française de la course landaise (FFCL), deux tiers de ces vaches viennent d’Espagne et un tiers de France, toutes issues de lignées de combat. Une coursière débute à 3 ou 4 ans et court une dizaine d’années.
Qu’est-ce qu’une vache landaise ?
C’est une femelle de bétail brave, de la même famille que les taureaux de corrida. Wikipédia la décrit comme une femelle des races de combat espagnoles. Elle est élevée pour sa combativité, pas pour le lait ni pour la viande.
On dit vache, et non taureau, parce que la course landaise se court avec des femelles. Elles sont nettement plus légères que les mâles. Wikipédia donne ces ordres de grandeur :
| Animal | Poids |
|---|---|
| Vache de course landaise | 300 à 400 kg |
| Taureau de corrida | 450 à 600 kg |
La coursière ne meurt pas dans l’arène. Il n’y a pas de mise à mort en course landaise : la vache reprend du service d’une course à l’autre, pendant des années.
D’où viennent les vaches de course landaise ?
Leur origine a changé avec le temps. La FFCL raconte trois époques.
- Les débuts. Les premières courses utilisaient des bêtes destinées à la boucherie. D’où le rôle des bouchers dans l’histoire du spectacle.
- La fin du XVIIIe siècle. Les organisateurs cherchent des animaux plus vifs et adoptent les « vaches marines », un bétail rustique qui vivait à demi sauvage dans les marais du littoral.
- Le milieu du XIXe siècle. Ces vaches cèdent la place à du bétail d’origine espagnole, jugé plus redoutable et plus spectaculaire.
Aujourd’hui encore, les éleveurs vont chercher une partie de leurs bêtes en Espagne. Wikipédia précise que les grandes ganaderias achètent chaque année des jeunes vaches dans les élevages de toros de la région de Salamanque.
Qui élève les coursières ?
Les ganaderos. La FFCL compte une quinzaine de ganaderias, qui élèvent leurs troupeaux sur de grands espaces. Selon la fédération, elles se concentrent en Chalosse, pour l’essentiel entre Dax et Aire-sur-l’Adour.
Toutes les vaches ne font pas carrière. La fédération explique que les éleveurs gardent pour la course landaise les bêtes les plus agressives et les plus « nobles ». Les moins vives partent vers d’autres spectacles taurins. Nous présentons les élevages dans l’article sur les ganaderias landaises.
Pourquoi certaines vaches ont-elles une corde ?
Pour protéger les hommes et placer la bête. La FFCL explique que les jeunes vaches courent d’abord sans entrave. Avec l’expérience, elles apprennent les feintes et deviennent plus dangereuses. On leur pose alors une têtière reliée à une longue corde.
Au bout de cette corde se tient le cordier, ou teneur de corde. Wikipédia décrit son geste : une traction rapide suivie d’un relâchement, qui laisse passer les cornes au ras de l’écarteur. Un autre homme, l’entraîneur, place la vache face à l’écarteur pour provoquer sa charge.
La corde a aussi une place dans le programme. Wikipédia décrit une course type avec au moins dix vaches enfermées dans les loges. Huit sortent en première partie, dont :
- une vache à sauter, réservée aux sauteurs ;
- une vache sans corde, qui court libre ;
- une vache de l’Avenir, une jeune qui débute à la corde.
Les cornes peuvent aussi être protégées. Selon la FFCL, les acteurs ont obtenu entre 1886 et 1890 le droit d’emmailloter les cornes des bêtes dangereuses. Ces protections sont faites de bandes superposées, refaites régulièrement.
Pour le déroulé complet d’une course et le rôle de chacun, voyez les règles de la course landaise et notre article sur l’écarteur.
Combien de temps dure la carrière d’une coursière ?
Une dizaine d’années. La FFCL situe la première sortie à 3 ou 4 ans. Wikipédia précise que la carrière se poursuit en général jusqu’à 13 ans environ. La vache peut ensuite vivre plus de vingt ans.
C’est une différence nette avec la corrida, où le taureau ne sort qu’une fois. La coursière, elle, apprend au fil des courses. La FFCL note qu’avec l’expérience elle développe des ruses, ce qui justifie la corde. Une vieille coursière n’a plus grand-chose à voir avec une débutante.
Quelles sont les vaches landaises les plus célèbres ?
Le public connaît le nom des vaches aussi bien que celui des écarteurs, note la FFCL. Chaque coursière porte un nom et une réputation. La fédération cite Challengita, Marciacaise et Ibañeza parmi les vaches restées dans les mémoires.
Une distinction récompense les meilleures. Selon la FFCL, le public élit chaque année la Corne d’or, le 14 juillet à Nogaro, dans le Gers.
Où voir des vaches landaises courir ?
Dans les arènes des Landes, du Gers et des départements voisins. La FFCL publie le calendrier des courses sur son site, et nous le résumons dans le calendrier de la course landaise.
Les arènes Henri-Canelas de Soustons, par exemple, sont surtout consacrées à la course landaise. Les dates sont sur la fiche des Fêtes de Soustons. Pour les autres rendez-vous de l’été, consultez le calendrier des ferias.
Questions fréquentes
La vache landaise est-elle tuée ?
Non. La course landaise ne comporte pas de mise à mort. La vache court puis rentre au toril.
Pourquoi « coursière » ?
Parce qu’elle est destinée à la course. Le mot désigne toute vache qui court en course landaise.