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Roca Rey : le torero péruvien en tête de l'escalafón

Publié le 29 septembre 2026

Andrés Roca Rey est un matador péruvien né à Lima le 21 octobre 1996. Il a pris l’alternative dans les arènes de Nîmes le 19 septembre 2015, avec Enrique Ponce pour parrain. Il a terminé en tête de l’escalafón (le classement annuel des matadors) en 2018, 2023 et 2024.

Qui est Roca Rey et d’où vient-il ?

Roca Rey grandit à Lima dans une famille liée aux taureaux. Le site Historia del torero indique que son grand-père a géré les arènes de Lima et que son oncle José Antonio était rejoneador. Son frère, Fernando Roca Rey, est lui aussi matador de toros.

Le jeune Péruvien débute comme novillero en Espagne en 2013, d’après la même source. Les novilladas sont les courses où l’on affronte des taureaux de moins de quatre ans : notre article sur la novillada détaille les étapes du parcours.

Pourquoi la France compte-t-elle dans sa carrière ?

Les deux premières marches de sa carrière professionnelle ont été franchies en France. Le 1er juin 2014, il fait ses débuts avec picadors dans les arènes de Captieux, en Gironde. Le cartel réunit Fernando Rey et le Français Clemente, face à des novillos de l’élevage El Tajo y La Reina. Il y coupe trois oreilles.

L’alternative suit à Nîmes le 19 septembre 2015, pendant la Feria des Vendanges. Enrique Ponce est le parrain, Juan Bautista le témoin, et les taureaux viennent de chez Victoriano del Río. Le taureau de l’alternative s’appelle Pocosol. Selon le compte rendu de Burladero, Roca Rey coupe une oreille à chacun de ses deux taureaux.

Nîmes est restée une place forte pour lui. L’encyclopédie espagnole mentionne deux sorties par la porte des Consuls en 2023, la grande porte des arènes nîmoises. Pour savoir quand il pourrait y revenir, surveillez l’affiche de la Feria de Pentecôte de Nîmes, publiée chaque printemps par les arènes.

Comment est-il devenu numéro un de l’escalafón ?

La saison 2015 a servi de tremplin. Historia del torero rappelle qu’il enchaîne cette année-là les triomphes de novillero à Madrid et Séville, puis à Pampelune, Santander et Bilbao. Le site le présente comme le seul novillero à avoir réussi cette série dans une même saison.

La confirmation d’alternative à Las Ventas a lieu le 13 mai 2016, pendant la San Isidro. En 2018, il termine pour la première fois en tête de l’escalafón. L’encyclopédie espagnole précise qu’il est alors le premier Péruvien à y parvenir et le deuxième torero non espagnol depuis le Vénézuélien César Girón en 1954. Il retrouve la première place en 2023 puis en 2024.

RepèreDate
Naissance à Lima21 octobre 1996
Débuts avec picadors à Captieux (Gironde)1er juin 2014
Alternative à Nîmes19 septembre 2015
Confirmation à Las Ventas13 mai 2016
Numéro un de l’escalafón2018 puis 2023 et 2024
Coquille d’or à Saint-Sébastien pour « Tardes de soledad »2024

Qu’est-ce que le film « Tardes de soledad » ?

Le réalisateur catalan Albert Serra a consacré un documentaire à Roca Rey, « Tardes de soledad ». Le film a reçu la Coquille d’or du meilleur film au festival international de Saint-Sébastien en 2024. Le film a fait connaître son nom à un public qui ne fréquente pas les arènes.

Quelles blessures Roca Rey a-t-il subies ?

La plus récente date du 23 avril 2026 à la Maestranza de Séville, pendant la Feria de Abril. En entrant à matar son cinquième taureau, de l’élevage Toros de Cortés, il est pris à la cuisse droite. Le bulletin médical relayé par Infobae décrit une trajectoire de 35 centimètres, avec une rupture étendue de muscles de la cuisse mais sans lésion vasculaire. Le pronostic est qualifié de très grave.

Il est hospitalisé plusieurs jours à Séville. Libertad Digital annonce ensuite son retour en piste dès le mois de mai, après des essais au campo, avec une réapparition à Jerez de la Frontera. Le risque fait partie du métier : l’article sur les toreros morts dans l’arène retrace les accidents les plus lourds de l’histoire.

Pourquoi son nom remplit-il les arènes ?

Le classement le dit mieux qu’un adjectif. Un torero en tête de l’escalafón est celui qui a été engagé le plus souvent par les organisateurs, et les organisateurs engagent ceux qui vendent des places. Trois premières places en sept saisons placent Roca Rey au sommet de ce marché.

Après la cornada de Séville, le critique Andrés Amorós a résumé la scène dans Libertad Digital : Roca Rey a été pris en se jouant la vie à l’estocade. C’est cette prise de risque que le public vient voir. En France, Nîmes reste la ville la plus liée à son parcours. Ses engagements dans les autres ferias du Sud-Ouest et du Gard sont à vérifier chaque année dans le calendrier des ferias.

Questions fréquentes

Quel âge a Roca Rey ?

Né le 21 octobre 1996, il fête ses 30 ans le 21 octobre 2026.

Où Roca Rey a-t-il pris l’alternative ?

Dans les arènes de Nîmes, le 19 septembre 2015, avec Enrique Ponce comme parrain et Juan Bautista comme témoin.

Roca Rey a-t-il un frère torero ?

Oui. Fernando Roca Rey est également matador de toros.

Sources

  • es.wikipedia.org
  • burladero.tv
  • historiadeltorero.com
  • vamosalostoros72.blogspot.com
  • infobae.com
  • libertaddigital.com
  • fr.wikipedia.org