José Tomás est un matador espagnol né le 20 août 1975 à Galapagar, près de Madrid. Il a pris l’alternative à Mexico en 1995, s’est retiré en 2002 puis est revenu en 2007. Ses apparitions sont devenues très rares. En France, on retient surtout le 16 septembre 2012 : seul face à six toros dans les arènes de Nîmes, il a coupé onze oreilles et une queue.
Qui est José Tomás ?
Un torero madrilène dont la réputation tient autant à ce qu’il fait en piste qu’à ce qu’il refuse en dehors. Il débute dans une novillada sans picadors à Valdemorillo le 7 février 1991, selon Wikipédia.
Son alternative a lieu le 10 décembre 1995 à Mexico, avec des toros de l’élevage mexicain Xajay et Manuel Mejía comme témoin. Il la confirme à Madrid, dans les arènes de Las Ventas, le 14 mai 1996. José Ortega Cano est son parrain ce jour-là et Jesulín de Ubrique le témoin.
Les années 1997 à 1999 le placent en tête de l’escalafón. L’encyclopédie en espagnol compte sept sorties par la Puerta Grande de Las Ventas comme matador. Le chiffre est parlant quand on sait combien cette porte reste fermée d’une saison à l’autre.
Pourquoi parle-t-on d’un torero mystérieux ?
Parce qu’il choisit peu de dates et fuit les caméras. Wikipédia en espagnol note qu’il évite les grandes corridas retransmises à la télévision. Il donne très peu d’entretiens.
Ses retraits renforcent cette image. En septembre 2002, après une corrida à Murcie, il annonce sans prévenir qu’il arrête. Le 1er mars 2007, il annonce son retour. Le paseo a lieu le 17 juin 2007 à la Monumental de Barcelone, face à des toros de Núñez del Cuvillo. La même année, le ministère espagnol de la Culture lui remet la médaille d’or du Mérite des beaux-arts.
Après ce retour, il reprend un rythme réduit, avec quelques dates choisies par saison.
Que s’est-il passé à Aguascalientes en 2010 ?
Le 24 avril 2010, dans les arènes d’Aguascalientes au Mexique, José Tomás reçoit une cornada très grave à la cuisse gauche. Le toro s’appelle Valoreso et sort de l’élevage de Pepe Garfias. La corne pénètre sur 17 centimètres et perfore l’artère fémorale. Il perd plus de la moitié de son sang.
Wikipédia en espagnol parle de sept litres transfusés. Il reste hospitalisé jusqu’au 1er mai 2010 et sa saison s’arrête là. Pour les cornadas qui ont coûté la vie à des matadors, voir notre article sur les toreros morts dans l’arène.
Que s’est-il passé à Nîmes le 16 septembre 2012 ?
C’est sa dernière corrida en France. Pendant la Feria des Vendanges de Nîmes, Simon Casas, alors gestionnaire des arènes, affiche José Tomás seul contre six toros. L’affiche est présentée comme « la Corrida parfaite ». L’amphithéâtre est plein et aucun billet ne reste en vente.
Les six toros viennent de cinq élevages : Victoriano del Río (deux toros), Jandilla, El Pilar, Parladé et Garcigrande. Le résultat, d’après le site officiel des arènes de Nîmes :
| Toro | Élevage | Trophées |
|---|---|---|
| Vocero | non précisé | 2 oreilles |
| Voceador | non précisé | 2 oreilles |
| Portadito | non précisé | 2 oreilles |
| Vándalo | Parladé | gracié (indulto) |
| Artista | non précisé | 2 oreilles |
| Navegante | non précisé | 1 oreille |
Wikipédia en français donne le total : onze oreilles sur douze possibles et une queue, pour 13 800 spectateurs. Le quatrième toro, Vándalo, a reçu la grâce, c’est-à-dire qu’il est reparti vivant vers son élevage. Le mécanisme est détaillé dans notre page sur l’indulto.
Nîmes connaissait déjà la formule du solo. Le site des arènes rappelle celui de Joselito le 4 juin 1995 et celui d’El Juli à la Pentecôte 1999. Aucun n’a laissé un bilan comparable à celui de 2012.
Que fait José Tomás aujourd’hui ?
Il ne torée plus en public depuis le 6 août 2022, date de son dernier paseo, à Alicante. C’est ce que rapportait le site taurin Cultoro en août 2024. Le même article le situe à Estepona, sur la Costa del Sol. Il continue à toréer au campo, à huis clos.
Aucun retour n’est annoncé à ce jour. Cultoro résume l’attente : seuls lui et son apoderado décident. Surveillez les annonces des empresas plutôt que les rumeurs de réseaux sociaux.
Quel est le bilan chiffré de sa carrière ?
Wikipédia en espagnol donne un total de 477 corridas, 690 oreilles et 20 queues. Ces chiffres s’arrêtent à ses dernières saisons actives et ne bougeront plus tant qu’il ne revient pas.
Pour situer ces trophées, notre article sur les oreilles, la vuelta et la puerta grande explique ce que chacun signifie et qui les accorde.
Questions fréquentes
Où est né José Tomás ?
À Galapagar, dans la Communauté de Madrid, le 20 août 1975.
José Tomás a-t-il toréé en France ?
Oui. Sa dernière corrida en France est le solo de Nîmes du 16 septembre 2012, pendant la Feria des Vendanges. Il a coupé onze oreilles et une queue, et le toro Vándalo de Parladé a été gracié.
José Tomás est-il à la retraite ?
Il n’a pas annoncé de retraite officielle récente. Il ne s’est plus présenté en public depuis août 2022 et aucune date n’est publiée.