Miura est un élevage espagnol de toros de combat fondé en 1842 par Juan Miura et toujours tenu par la même famille. Ses toros paissent sur la finca de Zahariche, à Lora del Río, dans la province de Séville. Sa réputation tient à des toros grands et exigeants, et à plusieurs toreros célèbres tués par des Miura, dont Manolete en 1947.
Qui a fondé la ganadería Miura ?
Juan Miura crée l’élevage en 1842 avec du bétail acheté à Antonio Gil. D’autres lots suivent, notamment un important troupeau de vaches venu de José Luis Alvareda. Selon la Real Unión de Criadores de Toros de Lidia, ces animaux descendaient tous de Francisco Gallardo. Wikipédia en espagnol souligne le poids de la caste Cabrera dans la formation du troupeau, enrichie de croisements avec des lignées Gallardo et Vistahermosa. La même source cite un toro célèbre parmi les ancêtres : Murciélago, gracié en 1879 pour sa bravoure.
L’antigüedad de l’élevage, sa date officielle de présentation, est le 30 avril 1849. Ce jour-là, les toros de Miura combattent pour la première fois dans les arènes de Madrid.
Qui possède Miura aujourd’hui ?
La même famille, depuis six générations selon la Feria del Toro de Pampelune. À la mort de Juan Miura en 1855, son fils Antonio reprend l’élevage, puis son frère Eduardo. En 1996, au décès d’Eduardo Miura Fernández, ses fils Eduardo et Antonio Miura Martínez héritent de la ganadería. Ils l’annoncent d’abord sous le nom « Hijos de D. Eduardo Miura ». Depuis 2002, elle est de nouveau inscrite sous le seul nom de Miura.
La Feria del Toro juge cette continuité presque unique dans l’élevage espagnol. Chaque génération a gardé la même ligne : des toros élevés sans concession aux modes du marché.
À quoi reconnaît-on un toro de Miura ?
D’abord à sa divisa, le ruban aux couleurs de l’élevage : vert et grenat. Wikipédia en espagnol note qu’à Madrid la divisa portée est verte et noire. Ensuite à sa silhouette. La même source décrit des toros de haute stature et à forte ossature, avec des pelages variés.
Le comportement complète le portrait. Toujours selon Wikipédia en espagnol, ce sont des toros nerveux et combatifs, qui apprennent vite pendant le combat.
Quels toreros ont été tués par des toros de Miura ?
Wikipédia en espagnol recense plusieurs morts célèbres. Le tableau reprend les plus connues.
| Année | Torero | Nom du toro |
|---|---|---|
| 1862 | José Rodríguez « Pepete » | Jocinero |
| 1894 | Manuel García « El Espartero » | Perdigón |
| 1900 | Domingo del Campo « Dominguín » | Desertor |
| 1947 | Manuel Rodríguez « Manolete » | Islero |
La mort de Manolete, dans les arènes de Linares en août 1947, a fait d’Islero le toro le plus connu de l’élevage. Les autres grands drames des arènes sont réunis dans notre article sur les toreros morts dans l’arène.
Voit-on des Miura dans les arènes françaises ?
Oui. Le cas le plus récent est la Féria du Toro de Vic-Fezensac. Le lundi 25 mai 2026, la corrida de clôture y réunissait des toros de Miura pour Pepe Moral, Damián Castaño et Gómez del Pilar. Le compte rendu de Mundillo Taurino signale un troisième toro remplacé après la pique pour un problème physique, par un toro de Yonnet. Damián Castaño a coupé une oreille et Gómez del Pilar a été salué deux fois. Pepe Moral a reçu des sifflets puis le silence.
Le nom même de la Féria du Toro dit la priorité donnée aux élevages. La fiche du festival de Vic-Fezensac donne les dates et le programme. Wikipédia en espagnol mentionne aussi des Miura à Arles en 1989.
Une corrida de Miura se lit comme n’importe quel cartel : l’élevage d’abord, puis les trois matadors par ancienneté. Notre guide de la corrida explique la suite.
Peut-on visiter la ganadería Miura ?
La recherche « ganadería Miura visite » revient souvent. Zahariche est une exploitation privée et nous n’avons pas trouvé d’offre de visite publiée par l’élevage lui-même. La famille exploite en revanche une boutique officielle en ligne. Toute visite passe donc par une demande directe à l’élevage. Le fonctionnement général d’un élevage est décrit dans notre article sur la ganadería.