La France compte 77 matadors et 18 rejoneadores (toreros à cheval) depuis 1894, selon la chronologie tenue par le site taurin Sol y Sombra. Le premier est Félix Robert, né à Tartas, qui prend l’alternative à Valence en 1894. Les noms les plus connus aujourd’hui sont Nimeño II, Sébastien Castella, Juan Bautista et Juan Leal. Beaucoup sont nés à Nîmes ou à Arles.
Qui a été le premier torero français ?
Félix Robert, né à Tartas, dans les Landes. Il reçoit l’alternative le 18 novembre 1894 à Valence, en Espagne, des mains de Fernando Gómez « El Gallo ». La liste des matadors de l’encyclopédie en français le place en tête de la lignée des matadors français.
Parmi les pionniers suivants figure Pierre Boudin (Pouly III). Né à Tarascon, il prend l’alternative à Barcelone le 7 août 1921.
L’alternative est la cérémonie qui fait d’un novillero un matador, avec un parrain et un témoin. C’est la date qui compte dans les chronologies. Notre article sur le matador explique le rituel.
Quels sont les grands matadors français du XXe siècle ?
Les années 1970 et 1980 voient arriver une génération nîmoise.
| Torero | Naissance | Alternative | Parrain |
|---|---|---|---|
| Frédéric Pascal | Nîmes | 22 août 1976 à Nîmes | Ruiz Miguel |
| Nimeño II (Christian Montcouquiol) | Spire (Allemagne) | 28 mai 1977 à Nîmes | Ángel Teruel |
| Chinito de France | Montpellier | 4 mai 1978 à Palavas | Curro Romero |
| Richard Milian | Canohès | 5 juillet 1981 à Dax | Paco Camino |
| Stéphane Fernández Meca | Nîmes | 26 juin 1989 à Saint-Sever | Víctor Mendes |
| Denis Loré | Nîmes | 2 juin 1990 à Nîmes | Emilio Muñoz |
Nimeño II reste la figure de référence. Les arènes de Nîmes racontent son alternative du 28 mai 1977 : il a 23 ans, José María Manzanares est témoin, et il coupe deux oreilles face aux toros de Torrestrella. Il toréera une trentaine de corridas dans sa ville jusqu’en 1989. Une statue signée Serena Carone le représente devant l’amphithéâtre. Sa carrière est racontée dans notre article sur Nimeño II.
La liste de l’encyclopédie cite d’autres noms de cette période : Nimeño I (Alain Montcouquiol), Morenito de Nîmes, Plumeta, André Viard ou Patrick Varin. Simon Casas lui-même y figure, pour une alternative prise à Nîmes en 1975.
Qui sont les toreros français d’aujourd’hui ?
La génération suivante vient surtout d’Arles.
| Torero | Naissance | Alternative | Parrain |
|---|---|---|---|
| Juan Bautista (Jean-Baptiste Jalabert) | Arles | 11 septembre 1999 à Arles | Espartaco |
| Sébastien Castella | Béziers | 12 août 2000 à Béziers | Enrique Ponce |
| Julien Lescarret | Pessac | 7 juillet 2002 à Eauze | Stéphane Fernández Meca |
| Mehdi Savalli | Arles | 8 septembre 2005 à Arles | César Rincón |
| Thomas Joubert | Arles | 22 avril 2011 à Arles | El Juli |
| Thomas Dufau | Mont-de-Marsan | 15 juillet 2011 à Mont-de-Marsan | El Juli |
| Juan Leal | Paris | 19 mai 2013 à Nîmes | Sébastien Castella |
| Andy Younes | Arles | 16 septembre 2017 à Nîmes | Juan Bautista |
| El Rafi | Nîmes | 6 juin 2021 à Arles | Daniel Luque |
| Tristan Barroso | Madrid (Espagne) | 19 avril 2025 à Arles | Sébastien Castella |
Sébastien Castella a reçu le prix Cossío du meilleur matador en 2006. Retiré en 2020, il est revenu en piste en 2023. Notre article sur Sébastien Castella détaille sa carrière et son rôle à Béziers.
Juan Leal a un parcours à part. Né Steeven Jean Groux Leal à Paris le 27 décembre 1992, il grandit à Arles dès la petite enfance, selon l’encyclopédie espagnole. Il se forme à l’école taurine d’El Juli en Espagne et reçoit l’alternative à Nîmes des mains de Castella.
On remarque que les parrains deviennent aussi français. Castella parraine Juan Leal en 2013 et Tristan Barroso en 2025. Juan Bautista parraine Andy Younes en 2017.
Y a-t-il des femmes toreras françaises ?
Oui, surtout à cheval. Sol y Sombra recense deux rejoneadoras parmi les plus connues.
- Marie Sara, née à Boulogne-Billancourt, reçoit l’alternative à Nîmes le 21 septembre 1991. Sa marraine est Conchita Cintrón.
- Léa Vicens, née à Nîmes, prend l’alternative dans la même ville le 14 septembre 2013, avec Ángel Peralta pour parrain.
Où voir les toreros français ?
Dans les ferias françaises, dont les cartels mêlent toreros espagnols et français. Plusieurs ont pris l’alternative dans leur ville natale : Arles pour Juan Bautista et Mehdi Savalli, Béziers pour Castella, Nîmes pour Denis Loré. La Feria de Pâques d’Arles ouvre la saison, et le calendrier classe les suivantes par date.
Questions fréquentes
Combien y a-t-il de matadors français ?
Soixante-dix-sept, plus dix-huit rejoneadores, selon la chronologie de Sol y Sombra mise à jour jusqu’aux alternatives de 2025 et 2026.
Quelle ville a donné le plus de toreros français ?
Nîmes et Arles, à égalité dans les deux tableaux de cet article : quatre matadors nés à Nîmes, quatre nés à Arles.