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Tauromachie

El Juli : carrière du torero madrilène

Publié le 29 septembre 2026

El Juli, de son vrai nom Julián López Escobar, est un matador espagnol né à Madrid le 3 octobre 1982. Il a pris l’alternative aux arènes de Nîmes le 18 septembre 1998, à 15 ans, et a dominé l’escalafón à plusieurs reprises. Il a pris sa retraite après deux dernières corridas, le 30 septembre 2023 à Madrid et le 1er octobre 2023 à Séville. Avec 51 corridas à Nîmes, il détient le record de paseos dans l’amphithéâtre.

Qui est El Juli, le torero ?

Julián López grandit à Madrid. Selon la biographie reprise par France 24 au moment de sa retraite, il imite les passes avec un torchon dès deux ans. Il torée pour la première fois avec autorisation à huit ans et entre à l’école taurine de Madrid à dix ans.

Sa précocité pose vite un problème en Europe. France 24 rappelle qu’en 1997, le directeur des arènes de Nîmes a été condamné à 10 000 francs d’amende pour l’avoir fait toréer à 12 ans. L’âge minimum légal était de 16 ans, et l’enfant a ensuite été interdit d’arènes en France et en Espagne. L’encyclopédie en français date aussi une apparition publique du 20 juillet 1995, à Mont-de-Marsan.

Le jeune torero part alors au Mexique. Il y torée sa première novillada avec picadors le 16 mars 1997 à Texcoco, à 14 ans, et y devient une vedette. Il se présente à Madrid comme novillero le 13 septembre 1998.

Pourquoi El Juli a-t-il pris l’alternative à Nîmes ?

Cinq jours après Madrid, il devient matador de toros à Nîmes, pendant la Feria des Vendanges. Le 18 septembre 1998, José María Manzanares lui cède la muleta et l’épée, en présence de José Ortega Cano. Le taureau s’appelle Endiosado et vient de l’élevage de Daniel Ruiz, selon les Arènes de Nîmes.

Le nouveau matador a 15 ans. Il confirme ensuite son alternative à Madrid le 17 mai 2000, avec Enrique Ponce pour parrain et Francisco Rivera Ordóñez pour témoin. Sur Ponce, voir notre article Enrique Ponce, torero.

Quelles sont ses corridas marquantes à Nîmes ?

DateÉvénement à Nîmes
18 septembre 1998Alternative face à Endiosado (Daniel Ruiz)
21 mai 1999Premier solo face à six taureaux, jugé moins abouti
19 septembre 2008Solo des Vendanges : sept oreilles et une queue
17 septembre 202351e et dernière corrida à Nîmes, dernière en France

Le solo de 2008 reste la date la plus citée. El Juli y affronte six taureaux de Daniel Ruiz, en habit turquoise et or. Les Arènes de Nîmes notent que c’était le premier solo de la Feria des Vendanges depuis 1996.

En 2023, les arènes lui rendent hommage avec une bâche géante sur une arcade romaine, intitulée « Le Dernier brindis ». Avec 51 corridas, il est le matador qui a fait le plus de paseos dans l’amphithéâtre nîmois. Pour le cadre de ces après-midi, voir notre article sur les arènes de Nîmes.

Quel était le style d’El Juli ?

El Juli est associé à des passes de cape qu’il a popularisées, la lopecina et l’escobina, selon l’encyclopédie en espagnol. Pour comprendre le dernier tiers du combat, où se joue l’essentiel d’une faena, lisez notre article sur la muleta.

L’escalafón classe les toreros au nombre de corridas. El Juli en a pris la tête en 1999, 2000 et 2002, puis en 2019. En 1999, il torée 135 corridas, un chiffre que rappelle France 24.

À Séville, il détient le record de sorties par la Puerta del Príncipe, la porte des triomphes de la Maestranza. Les décomptes varient entre six et sept selon les sources, devant Curro Romero et Espartaco. Notre article sur la Maestranza de Séville explique la règle des trois oreilles.

Quelles blessures et quelles récompenses ?

Le 19 avril 2013, à la feria de Séville, un taureau lui ouvre la veine fémorale de la cuisse droite. Il faut trois opérations. France 24 compte 18 interventions chirurgicales sur l’ensemble de sa carrière.

Côté distinctions, il reçoit le prix Claude Popelin en 2005, en 2007 et en 2011. En 2016, l’Espagne lui décerne la médaille d’or du mérite des beaux-arts. Il obtient le Prix national de tauromachie en 2023.

Quand El Juli a-t-il pris sa retraite ?

Les adieux se font en deux après-midi. Le 30 septembre 2023, à Las Ventas, il sort par la grande porte. Le lendemain, à Séville, il est ovationné mais ne franchit pas la Puerta del Príncipe. L’encyclopédie en espagnol chiffre sa carrière de matador à 1 871 corridas, 2 909 oreilles et 99 queues, avec 32 taureaux graciés.

Pour situer Las Ventas, voir notre article sur les arènes de Madrid.

Questions fréquentes

Qui a été le parrain d’alternative d’El Juli ?

José María Manzanares, à Nîmes, le 18 septembre 1998. José Ortega Cano était le témoin de la cérémonie.

Pourquoi l’appelle-t-on El Juli ?

C’est le diminutif de son prénom, Julián. Il l’a gardé comme nom d’affiche pendant toute sa carrière.

Sources

  • fr.wikipedia.org
  • es.wikipedia.org
  • france24.com
  • arenesdenimes.com
  • entradas-toros-sevilla.com